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Découvrez nos derniers articles sur les diagnostics immobiliers, la réglementation et nos conseils pratiques.

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Diagnostic immobilier : panorama des mesures clés en 2025
18 décembre 2025

Diagnostic immobilier : panorama des mesures clés en 2025

Un secteur profondément transformé en 2025 L’année 2025 a marqué un tournant pour le diagnostic immobilier, apportant une série d’adaptations réglementaires qui ont insufflé une nouvelle dynamique au secteur. Ces évolutions ont concerné tant les propriétaires que les professionnels de l’immobilier, imposant de nouvelles démarches obligatoires et renforçant les exigences en matière d’information et de sécurité. Le diagnostic de performance énergétique : priorité donnée à la rigueur Le diagnostic de performance énergétique (DPE) reste au cœur du dossier de diagnostic technique. Sa durée de validité se maintient à dix ans, mais la réglementation s’est précisée selon la période d’établissement. Les documents produits avant juillet 2021 n’ont plus de valeur, du fait de méthodes de calcul jugées dépassées. Ceux rédigés entre 2013 et 2017 ne sont plus utilisables depuis 2022, et les exemplaires réalisés entre 2018 et mi-2021 ont expiré à la fin 2024. Il est désormais indispensable pour toute transaction que le DPE soit renouvelé et conforme aux normes en vigueur. De nouvelles exigences pour les meublés de tourisme L’année 2025 a introduit une obligation supplémentaire concernant les locations de courte durée. Désormais, lors d’une demande d’autorisation en mairie pour la location d’un meublé de tourisme, un DPE valide doit être communiqué. Ce diagnostic doit attribuer une classe énergétique adaptée, le seuil étant fixé actuellement entre A et E, mais qui passera de A à D dès le premier janvier 2034. Cette évolution incite les propriétaires à optimiser l’efficacité énergétique de leur bien pour rester éligibles à la location. L’audit énergétique élargi pour les monopropriétés Tous les immeubles et maisons détenus en monopropriété appartenant à la catégorie E sur le DPE sont à présent soumis à un audit énergétique, en complément des obligations concernant les biens classés F et G. Valable cinq ans, cet audit vise à guider les propriétaires vers des travaux d’amélioration énergétique, contribuant ainsi à la transition écologique du parc immobilier. DPE collectif et Projet de Plan Pluriannuel de Travaux : généralisation en marche La réalisation d’un DPE collectif s’est vue étendue à compter de 2025 aux copropriétés possédant entre 50 et 200 lots, après avoir été rendue obligatoire pour les ensembles de plus de 200 lots et tous les immeubles collectifs en monopropriété depuis l’année précédente. Cela permet une évaluation globale de la performance énergétique à l’échelle de l’immeuble. Dans le même temps, le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) a accentué son déploiement. Toute copropriété habitée de plus de quinze ans doit désormais s’y soumettre, qu’il s’agisse de résidences de moins de 51 lots (à partir de 2025), de 51 à 200 lots, ou des grandes copropriétés déjà concernées. Cette démarche favorise la préparation des travaux à venir, notamment pour anticiper les rénovations énergétiques requises. L’obligation légale de débroussaillement : une protection renforcée face aux risques naturels Depuis 2025, une nouvelle mention est apparue dans l’état des risques et pollutions (ERP) : l’obligation de débroussaillement sur les terrains exposés au risque d’incendie. Les propriétaires concernés doivent se conformer à des standards de sécurité précis pour limiter le risque de propagation des feux de forêt, renforçant ainsi la protection des habitants et des biens immobiliers. Nouvelles missions pour les professionnels de l’immobilier Les conseillers et gestionnaires immobiliers ont vu leur rôle s’élargir, avec une demande accrue d’accompagnement personnalisé et de conseils actualisés. L’exigence d’une conformité stricte des diagnostics a permis d’accélérer la sécurisation des transactions, tout en répondant à un cadre réglementaire de plus en plus strict. La capacité d’adaptation et l’expertise des professionnels se révèlent plus que jamais essentielles pour guider les clients efficacement. 2025 : un cap pour la modernisation du diagnostic immobilier Au terme de cette année marquée par une série de réformes, le monde du diagnostic immobilier ressort plus exigeant, mais également mieux armé pour relever les défis énergétiques et environnementaux. Les acteurs du secteur devront continuer à se former, s’informer et s’adapter pour satisfaire parfaitement aux nouvelles attentes et obligations qui façonneront l’immobilier de demain.

Bâtiments industriels : comment gérer la présence d’amiante
21 novembre 2025

Bâtiments industriels : comment gérer la présence d’amiante

l’amiante dans les bâtiments industriels : une réalité persistante malgré son interdiction en france depuis 1997, l’amiante demeure largement présent dans de nombreux bâtiments édifiés avant cette date. utilisé pour ses propriétés d’isolation et de résistance, il a été incorporé dans divers éléments de construction, rendant sa gestion essentielle dans le secteur industriel. identifier les principaux composants à risque l’amiante peut se cacher dans plusieurs parties d’un bâtiment industriel. connaître les matériaux concernés et leurs caractéristiques aide à mieux cibler les risques et à assurer la sécurité des occupants. calorifugeages : autrefois utilisés pour limiter les pertes thermiques, ils enveloppent conduits, chaudières et réseaux de chauffage collectif. on les reconnaît sous forme de manchons blancs ou gris, d’enduits fibreux, ainsi que de résidus poudreux dans les enceintes techniques. ces matériaux, souvent friables, se trouvent principalement dans les chaufferies, sous-sols ou locaux techniques, et peuvent libérer des fibres dangereuses dès qu'ils se détériorent. toitures et façades en amiante-ciment : très répandues de 1960 à 1990, ces plaques protègent toits, façades et divers annexes. leur aspect est généralement gris, avec une surface rugueuse, parfois tachée de mousse ou fissurée. même si l’amiante y est moins volatil tant que le matériau reste en bon état, des interventions comme le perçage ou le nettoyage agressif peuvent remettre des fibres en circulation. dalles de sol et colles amiantées : les revêtements de sol vinyle-amiante, souvent installés sous forme de dalles de 30 x 30 cm de couleur sombre ou neutre, étaient populaires dans les années 1960 à 1980. ils sont fréquemment associés à une colle contenant elle aussi de l’amiante. le risque principal survient en cas de travaux tels que ponçage, arrachage ou sciage, car les fibres ne sont pas détectables visuellement. l’importance capitale du diagnostic amiante avant toute opération impliquant un bâtiment antérieur à juillet 1997, la réglementation impose la réalisation d’un diagnostic amiante. cette étape, confiée à un expert certifié, vise à recenser les matériaux concernés, juger leur état de conservation et proposer les mesures adéquates : surveillance, retrait, ou confinement. seule une analyse en laboratoire permet de confirmer la présence d’amiante de manière fiable. assurer la sécurité grâce à l’accompagnement professionnel pour garantir la conformité réglementaire et la sécurité des personnes, il est essentiel de faire appel à des spécialistes du repérage amiante. leur expertise permet de procéder à un contrôle approfondi du bâtiment et de bénéficier de conseils personnalisés sur les démarches à suivre, que ce soit dans le cadre de travaux ou de transactions immobilières. en résumé, la gestion de l’amiante dans les bâtiments industriels repose sur la vigilance lors de l’identification des matériaux sensibles, le respect des obligations de diagnostic, et le recours à des experts compétents pour préserver la santé de tous.

Le permis de louer en Occitanie : pour un logement locatif plus sain et sécurisé
24 octobre 2025

Le permis de louer en Occitanie : pour un logement locatif plus sain et sécurisé

La région Occitanie s’engage elle aussi dans la lutte contre l’habitat insalubre grâce au dispositif du permis de louer. Certains territoires, confrontés à des problèmes d’habitat dégradé, imposent désormais au propriétaire de solliciter une autorisation avant de mettre son bien en location. Pourquoi un permis de louer en Occitanie ? La location sans contrôle aboutit parfois à la prolifération de logements indécents, voire dangereux pour la santé des occupants. Le permis de louer permet aux collectivités d’effectuer un contrôle préalable du logement et d’exiger, avant toute location, le respect des normes de salubrité et de sécurité. Un propriétaire qui ne respecte pas cette obligation s’expose à de lourdes amendes, jusqu’à 15 000 euros. Fonctionnement et bénéfices Demande obligatoire : Le bailleur doit déposer une demande auprès de la mairie avant de proposer son bien à la location. Contrôle possible : Une visite peut avoir lieu pour vérifier la qualité du logement. Sanctions : Location sans autorisation = amende et impossibilité de louer. Pour le locataire : C’est l’assurance d’habiter un logement sain, sûr et conforme aux réglementations en vigueur. Communes concernées par le permis de louer en Occitanie Ariège (09) Bénagues, Bézac, Bonnac, Mazères, Pamiers, Saverdun Aude (11) Azille, Bize-Minervois, Carcassonne, Castelnaudary, Caunes-Minervois, Coursan, Cuxac-d'Aude, Fleury, Lavalette, Lézignan-Corbières, Limoux, Mailhac, Marcorignan, Moussan, Narbonne, Ouveillan, Pépieux, Portel-des-Corbières, Puichéric, Rieux-Minervois, Roquefort-des-Corbières, Saint-Marcel-sur-Aude, Sainte-Valière, Sigean, Trèbes, Villalier, Villegly Aveyron (12) Millau Gard (30) Alès, Beaucaire, Calvisson, Grand-Combe, Nîmes, Pont-Saint-Esprit, Saint-Gilles, Saint-Jean-du-Gard, Vauvert Haute-Garonne (31) Buzet-sur-Tarn, Revel, Saint-Sauveur, Toulouse Gers (32) Condom Hérault (34) Agde, Alignan-du-Vent, Bassan, Bédarieux, Bessan, Béziers, Boujan-sur-Libron, Causses-et-Veyran, Cazouls-lès-Béziers, Cers, Clermont-l’Hérault, Corneilhan, Coulobres, Espondeilhan, Florensac, Gabian, Ganges, Graissessac, Hérépian, Laroque, Lespignan, Lieuran-lès-Béziers, Lignan-sur-Orb, Lodève, Lunas, Lunel, Magalas, Maraussan, Montagnac, Montblanc, Montesquieu, Montpellier, Murviel-lès-Béziers, Nissan-lez-Enserune, Olonzac, Pézenas, Plaissan, Poujol-sur-Orb, Puissalicon, Saint-Chinian, Saint-Geniès-de-Fontedit, Saint-Pons-de-Thomières, Saint-Thibéry, Sauvian, Sérignan, Servian, Sète, Thézan-lès-Béziers, Tour-sur-Orb, Valras-Plage, Vendres, Vias, Villeneuve-lès-Béziers Pyrénées-Orientales (66) Baho, Bompas, Cabestany, Canohès, Cases-de-Pène, Espira-de-l’Agly, Estagel, Ille-sur-Têt, Millas, Perpignan, Pézilla-la-Rivière, Pollestres, Prades, Rivesaltes, Saint-Féliu-d’Avall, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Sainte-Marie-la-Mer, Le Soler, Tautavel, Torreilles, Villelongue-de-la-Salanque, Villeneuve-la-Rivière Tarn (81) Aiguefonde, Albi, Aussillon, Carmaux, Castres, Caucalières, Graulhet, Labruguière, Lagarrigue, Lugan, Mazamet, Payrin-Augmontel, Pont-de-Larn, Rabastens, Roquecourbe, Saint-Amans-Soult, Saint-Sulpice-la-Pointe, Soual, Valdurenque Tarn-et-Garonne (82) Castelsarrasin, Caussade, Moissac, Montauban Pour chaque location dans l’une de ces communes, le permis de louer est désormais une obligation réglementaire !

DPE nouvelle génération 2026 : un atout pour les logements électriques
23 septembre 2025

DPE nouvelle génération 2026 : un atout pour les logements électriques

Un changement de méthode pour le DPE dès 2026 À compter du 1er janvier 2026, le diagnostic de performance énergétique (DPE) va connaître une modification importante dans son mode de calcul. Ce nouveau cadre réglementaire, officialisé pour le début de l’année 2026, prévoit une révision du coefficient d’énergie primaire (CEP) appliqué à l’électricité, qui sera abaissé de 2,3 à 1,9. Ce paramètre technique, bien qu’il puisse sembler obscur au premier abord, aura des effets concrets sur la classification énergétique de nombreux logements. Le changement profite particulièrement aux habitations chauffées à l’électricité. Selon les estimations du gouvernement, près de 850 000 logements pourraient sortir des fameuses classes F et G, celles qui sont souvent pointées du doigt comme étant des “passoires thermiques”. Certaines habitations, et notamment les petites surfaces, pourraient même grimper d’une à deux classes énergétiques, ce qui représente un avantage notable. Un simulateur pour anticiper la nouvelle donne énergétique Pour accompagner les propriétaires face à cette transition, il existe des outils gratuits et pratiques, comme le simulateur proposé par Activ’Expertise. Ce service en ligne permet d’obtenir rapidement une estimation de la future étiquette DPE selon les nouvelles règles de calcul qui entreront en vigueur en 2026. Évaluation de la nouvelle classe énergétique de votre logement Vérification du statut actuel ou futur de passoire énergétique Aide à la réalisation de projets de vente ou de location selon les dernières normes En quelques instants, il est possible de savoir si votre propriété bénéficiera de la réforme, ce qui peut faciliter la prise de décision dans le cadre d’un investissement, d’une mise en location ou d’une vente. Préparer ses projets immobiliers avec sérénité La législation, et en particulier la loi Climat et Résilience, rend de plus en plus difficile la location des logements très énergivores, classés F et G. L’évolution de la méthode de calcul du DPE représente donc une opportunité de revaloriser les biens alimentés à l’électricité, à la fois pour leur valeur marchande mais aussi en matière de conformité réglementaire. Anticiper l’impact de la réforme permet d’établir une stratégie immobilière plus sûre, que ce soit pour vendre, louer ou lancer des travaux de rénovation. Grâce à des simulateurs et à l’accompagnement de professionnels compétents, chaque propriétaire peut aborder cette étape avec davantage de tranquillité. Des experts pour accompagner votre transition énergétique Le réseau Activ’Expertise met à disposition des diagnostiqueurs professionnels qui accompagnent les propriétaires dans toutes les démarches liées à la performance énergétique des logements. Ils interviennent sur la réalisation des diagnostics réglementaires, délivrent des conseils pour optimiser la consommation énergétique, et offrent un accompagnement personnalisé afin de valoriser votre bien dans le contexte du nouveau DPE. La réforme du DPE prévue en 2026 marque une étape significative pour le parc immobilier français, en particulier pour les logements électriques. S’informer et anticiper grâce à des outils adaptés et des experts du domaine est le meilleur moyen de profiter pleinement de cette évolution.

Le DPE toujours un repère fiable après la dernière réforme sur l’électricité
Publié le 07 Août 2025

Le DPE toujours un repère fiable après la dernière réforme sur l’électricité

Un changement notable dans l’évaluation des logements La récente annonce gouvernementale concernant la modification du coefficient de conversion pour l’électricité dans le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) a fait couler beaucoup d’encre. À compter du 1er janvier 2026, ce coefficient passera de 2,3 à 1,9. Cette évolution, destinée à harmoniser la méthode française avec les préconisations européennes, n’est pas une première : une révision similaire avait déjà eu lieu en 2020, en raison de l’accroissement de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national. Des conséquences immédiates pour les propriétaires et locataires Sous ses dehors techniques, cette modification aura un impact concret sur la classification des logements. En effet, sans qu’aucune rénovation ne soit réalisée, de nombreux biens utilisant un chauffage électrique verront leur note énergétique s’améliorer sur le papier. Près de 850 000 habitations devraient même cesser d’être considérées comme des « passoires thermiques », simplement à cause de ce nouveau mode de calcul. Cependant, cette évolution soulève aussi plusieurs préoccupations. Tout d’abord, la focalisation accrue sur l’électricité pourrait se faire au détriment d’autres alternatives efficaces, comme les systèmes hybrides associant différents types d’énergie, ou encore les chaudières fonctionnant au biogaz. Par ailleurs, la nouvelle méthode risque de semer la confusion chez les ménages : il pourrait devenir difficile de faire coïncider les résultats du DPE avec les dépenses énergétiques réelles, calculées différemment. Revalorisation automatique de l’étiquette DPE pour de nombreux logements chauffés à l’électricité Nombre important de biens qui ne seront plus classés comme énergivores sans rénovation effective Possibilité d'un recentrage trop marqué sur une seule source d'énergie Décalage entre évaluation réglementaire et réalité des factures énergétiques Risque de désengagement des bailleurs en matière d’amélioration réelle du parc Des interrogations pour les professionnels du secteur Les acteurs du bâtiment et les diagnostiqueurs, comme Activ'Expertise, expriment des inquiétudes face à ces adaptations. D’après la CAPEB, cette réforme pourrait compliquer le métier des artisans impliqués dans des rénovations ambitieuses et fragiliser la confiance des propriétaires et locataires dans le DPE. L’objectif national de réduction des émissions carbone au sein des bâtiments pourrait lui aussi pâtir d’un manque de clarté et de stabilité réglementaire. Incertitudes pour les entreprises qui investissent depuis des années dans la rénovation globale Risques de découragement parmi les ménages Trajectoire de transition énergétique susceptible de ralentir L’importance de maintenir la fiabilité et la lisibilité du DPE Pour que la rénovation énergétique reste dynamique et juste, il est primordial que le DPE demeure un outil compréhensible, transparent et digne de confiance. Tous les professionnels appellent à prendre le temps d’évaluer les effets de ces réformes, afin d’assurer l’équité et l’efficacité des politiques de rénovation du parc immobilier. Malgré ces changements et les débats qu’ils suscitent, l’engagement des diagnostiqueurs et spécialistes de la performance énergétique demeure intact. Ils continueront d’accompagner particuliers et collectivités dans la compréhension et l’optimisation de l’efficacité énergétique, toujours dans un esprit d’exigence, de pédagogie et de neutralité.

Loi Carrez ou Boutin dans quels cas faire appel à un diagnostiqueur
Publié le 15 Juillet 2025

Loi Carrez ou Boutin dans quels cas faire appel à un diagnostiqueur

Quelles différences entre loi Carrez et loi Boutin ? Dans le secteur immobilier, bien connaître les règles relatives à la mesure des surfaces est indispensable, que ce soit pour une mise en location ou une vente. Deux textes souvent évoqués à ce sujet sont la loi Carrez et la loi Boutin. Chacun de ces dispositifs sert à protéger les intérêts des parties impliquées, mais ils s’appliquent dans des contextes distincts et définissent la surface selon des critères spécifiques. La loi Boutin : une référence pour la location Instaurée en 2009 pour renforcer l’encadrement des locations, la loi Boutin impose d’indiquer la surface habitable du logement dans tout contrat de bail. Pour calculer cette surface, seules les pièces principales comme le séjour, les chambres, la cuisine et la salle de bain, ainsi que les combles aménagés, sont comptabilisées. Les espaces tels que les murs, les cloisons, les caves et les vérandas ne sont pas inclus dans ce calcul. Pour être conforme à la loi, le logement proposé à la location doit répondre à l’un de ces critères : Présenter une pièce avec au moins 9 m² de surface et une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 m Ou disposer d’un volume intérieur supérieur à 20 m³ Cette mesure s’avère cruciale pour donner une information fiable au locataire et établir la valeur locative du bien au mètre carré. La loi Carrez : spécificités pour la vente en copropriété Promulguée en 1996, la loi Carrez vise à garantir que l’acheteur d’un bien en copropriété connaisse précisément la surface privative du logement. Elle s’applique donc aux appartements et maisons relevant d’un régime de copropriété lors de la mise en vente. Le mode de calcul de la loi Carrez diffère de la loi Boutin. Seules les parties closes d’au moins 1,80 m de hauteur sont prises en compte, ce qui inclut parfois les greniers, remises ou combles non aménagés. Cependant, les balcons, terrasses et loggias sont systématiquement exclus, tout comme certains autres espaces ouverts. La mention de la superficie privative doit obligatoirement figurer dans l’acte de vente, sous peine de sanctions. Ce renseignement vise à éviter toute mauvaise surprise au moment de l’achat. Diagnostiqueur immobilier : quand faire appel à un professionnel ? Que l’on souhaite louer sous le régime de la loi Boutin ou vendre selon la loi Carrez, il est vivement conseillé de recourir à un diagnostiqueur immobilier. Ce spécialiste dispose des outils adéquats et maîtrise les règles propres à chaque législation pour effectuer un mesurage conforme. Faire appel à un professionnel permet non seulement d’éviter les erreurs, mais aussi de renforcer la sécurité de la transaction grâce à une attestation fiable. Un diagnostiqueur qualifié saura préciser de façon exacte la surface exigée par la loi pertinente et vous accompagner dans la constitution de votre dossier locatif ou de vente. En résumé Vous devez respecter la loi Boutin si vous louez un logement d’habitation, et la loi Carrez si vous vendez un lot de copropriété. Dans les deux situations, pour garantir la conformité de la surface mentionnée à la réglementation en vigueur, il est judicieux de confier la mission à un diagnostiqueur immobilier expérimenté.

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